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Erika Burkart

 


Identität

Für die Zeit nachher
etwas retten wozu?
Weiss ich doch nicht mehr
bist du noch du.

Ich will nicht vergessen
und kann nicht fliehen,
ich muss wieder lernen
den Atem ziehn.

Ich sehe ein Blatt,
das sein Teil hat
am erbarmenden Licht
noch im Sinken.

Frühlicht trinken.
In der Scheu, zu benennen
wiedererkennen
das eigne Gesicht.

 

 


Identité

Pour les temps à venir
à quoi bon vouloir rien sauver?
Quand je ne sais même plus
Qui est qui.

Je ne veux pas oublier
et je ne peux pas fuir,
et dois m’entraîner de nouveau
à reprendre souffle.

Je vois une feuille
qui a sa part
de la lumière compatissante
encore à son déclin.

Boire la lumière du matin.
Dans la crainte de nommer,
de reconnaître
mon propre visage.

Trad. Pierre Chappuis

 

 


Weisse Blume

Eine weisse Blume
ist immer eine geschenkte Blume,
rückverbindend, da früh
entzückten Kiesel und Schnee.

Verkünderin einer Botschaft,
die man vernimmt
mit gesenktem Kopf,
Seele des Grünen,
auf unsre Traurigkeit bist du
die Antwort der Liebe.

 

 


Fleur blanche

Une fleur blanche
est toujours une fleur offerte,
souvenir du temps lointain
que charmèrent cailloux et neige.

Messagère d’une nouvelle
que l’on accueille
en baissant la tête,
âme du vert,
à notre tristesse tu es
réponse de l’amour.

Trad. Anne Perrier

 


Erika Burkart: Extraits de "Schweigeminute" - "Minute de silence"

© Ed. Artemis, Zurich pour la version allemande;
© L’Aire, coll. CH pour la traduction française.

Les poèmes de ce recueil ont été traduits par douze poètes romands: Pierre Chappuis, Claude Darbellay, Philippe Jaccottet, John E. Jackson, Jean-Georges Lossier, Juan Martinez, Pierrette Micheloud, Anne Perrier, José-Flore Tappy (avec Marion Graf), Jean-Pierre Tschanz - sous la direction de Monique Laederach, qui a traduit elle aussi quelques poèmes.

 

Page créée le: 09.10.01
Dernière mise à jour le 09.10.01

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